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Petition 2009

Touche pas à mon prof !

 

SITUATION OF THE LANGUAGE TEACHERS AT THE COMMISSION, THE PARLIAMENT AND THE COUNCIL:

AN ABERRATION WITHIN THE EU INSTITUTIONS

A recent survey among language teachers clearly demonstrates that their working conditions do not even allow to earn a decent living, nor to fully meet the high quality standards set by the Commission.

The self-employed status that they are forced to accept gives a net hourly wage of €12 only. The time spent to prepare for the classes, correct the exams and carry out the administrative work are not paid. They do not benefit from paid holidays. Even their professional expenses, such as photocopies or teaching material, are not reimbursed.

The contracting companies avoid paying social taxes by recruiting freelance teachers. They demand at least a Master level and 3 years of experience, but can fire them in 2 weeks' time without any compensation.

This situation is an aberration within EU Institutions that claim to have as a priority the defence of linguistic diversity in Europe. Actually, knowing a third language is now a statutory obligation for all EU officials.

Why does the Commission pay so little attention to the working conditions of your language teachers who protect this diversity and ensure the professional evolution of all EU agents?

We demand that the Commission, and notably VP Sefcovic, as well as the other EU Institutions, immediately face up to their responsibilities and ensure better employment and working conditions for your language teachers.

Priority demands:

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A decent salary (€ 36 per class hour, that is, a net hourly wage of € 18 to 20), in order to take into account taxes and the cost of living in Brussels.

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A complementary down payment of 15 to 20%, to take into account the time spent to prepare for the classes, correct the exams and carry out the administrative work.

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To abolish the fines, notably in case of sickness leave (some teachers are forced to pay to their employer up to € 118 when they are absent, even for justified, unforeseen and serious reasons!).

Improve working conditions:

There are currently only 6 computers, 1 printer (often out of service), no copy machine and only 20 sqm for over 120 teachers...

The Commission must therefore urgently provide a teachers' room of a sufficient size (according to EU regulations) as well as the necessary material (desks, lockers, office items etc.).

Moreover, the Commission must ensure that the social clauses included in its framework contracts are fully respected and implemented by its contractors, in order to prevent that language teachers are exploited.

In the longer run, an option could be to integrate your language teachers into the European Administrative School as Contract Agents, which would solve these issues in a fair and equitable way.

 

Sign the petition for an improvement of the working and employment conditions of your language teachers.

 

The Language Teachers Action Group

http://www.europrofs.eu

contact@europrofs.eu

 

LA SITUATION DES PROFESSEURS DE LANGUE DE LA COMMISSION, DU PARLEMENT ET DU CONSEIL:

UNE ABERRATION AU SEIN DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES

Un récent sondage effectué auprès des professeurs de langues indique très clairement que leurs conditions de travail ne leur permettent ni de vivre correctement, ni de répondre aux exigences de qualité de la Commission européenne.

Ainsi, le statut de travailleur indépendant qu'ils sont contraints d'accepter ne leur procure qu'un revenu net horaire de 12 euros environ. Les heures de préparation, de correction et de travail administratif ne sont pas payées. Ils ne bénéficient pas de congés payés. Dans l'exercice de leur mission, l'achat de matériel pédagogique et les photocopies ne leur sont même pas remboursés.

Les firmes contractantes s'exonèrent des charges salariales en recrutant des professeurs freelance "interchangeables". Elles exigent d'eux un Master et 3 années d'expérience au minimum, mais peuvent s'en débarrasser en 15 jours, sans indemnités.

Cet état de fait constitue une aberration dans le cadre des Institutions européennes, qui font de la défense de la diversité linguistique en Europe une priorité. La connaissance d'une troisième langue est désormais une obligation statutaire pour le personnel.

Pourquoi la Commission est-elle donc si peu respectueuse des conditions de travail des professeurs de langue, qui contribuent à préserver cette diversité et assurent l'évolution statutaire de son personnel?

Nous appelons la Commission, et notamment le vice-président Sefcovic, ainsi que les autres Institutions, à prendre immédiatement leurs responsabilités pour un meilleur traitement des professeurs et un meilleur apprentissage des langues.

Exigences prioritaires:

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Une rémunération décente (36€ par heure de cours), pour tenir compte des impôts et charges ainsi que du coût de la vie à Bruxelles (soit un salaire net horaire de 18 à 20 euros);

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L'octroi d’un montant forfaitaire de 15 à 20% de la rémunération, pour prendre en compte le temps de préparation des cours, de correction des examens et de travail administratif;

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La suppression des amendes, notamment en cas d'absence pour maladie (certains professeurs doivent payer à leur employeur 118€ par cours non assuré, même pour des raisons graves et imprévues!).

L'amélioration des conditions de travail:

Actuellement, les enseignants ne disposent que de 6 ordinateurs, 1 imprimante souvent en panne, aucun photocopieur et seulement 20 m² pour 120 professeurs...

La Commission doit donc fournir d'urgence une salle des professeurs d’une surface adéquate (conformément aux règles communautaires), et le matériel approprié (tables de travail, casiers, matériel de bureau, etc.).

De même, la Commission doit veiller à faire appliquer pleinement les clauses sociales de ses contrats cadres, afin de prévenir une telle exploitation des formateurs.

A plus long terme, la question se pose de l'intégration des enseignants de langue dans l'École Européenne d'Administration, en tant qu'agents contractuels, ce qui permettrait de régler ce problème de façon plus équitable et durable.

Signez la pétition en faveur d'une amélioration des conditions d'emploi et de travail des professeurs de langues.

 

Le Collectif des professeurs de langue

http://www.europrofs.eu

contact@europrofs.eu

Profs de langue: un pas en avant, deux pas en arrière

Les collègues se souviennent du combat des enseignants de langue il y a deux ans: la Commission avait changé de contractant et celui-ci voulait se faire des bénéfices en payant les professeurs en tant qu'indépendants, à un revenu de misère: les premiers offres étaient de 20€ bruts par heure de cours.

Grâce à la pétition de soutien, recueillant plus de 5000 signatures provenant des collègues, la firme Communicaid a fini par payer près de de 24€ (plus rarement 30€), par heure de cours. Les rémunérations restent globalement inférieures à celles que les enseignants recevaient auparavant.

Cependant des problèmes importants subsistent:

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les enseignants doivent payer sur cette somme protection sociale, impôts, frais de transport, frais professionnels, vacances, mais aussi, par exemple, des photocopies etc., ce qui leur laisse pour vivre moins de 9€ de l'heure;

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des inégalités de traitement existent entre langues: ainsi l'heure de français est mieux payé que l'heure de russe ou de turc;

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des inégalités subsistent aussi entre firmes contactantes: Communicaid paye moins que Cervantès (pour l'espagnol) ou que la firme CLL qui dispense des heures d'italien;

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des pénalités sont appliquées en cas d'absence: ainsi en cas d'accident de la route par exemple, les enseignants payent 118€ pour deux heures manquées alors que s'ils donnaient cours ils n'auraient gagné qu'un maximum 56€ pour deux heures de cours; idem en cas d'absence pour enfant malade.

Les cours de langues font désormais partie du cursus professionnel des collègues des institutions européennes: la première promotion des fonctionnaires et autres agents temporaires est subordonnée à la connaissance approfondie d'une troisième langue, l'octroi aux agents contractuels des contrats à durée indéterminée dans les agences d'exécution est subordonnée à une maîtrise d'une troisième langue etc.

Pouvons nous dés lors accepter que les enseignants de langue soient si mal traités?

Dans l'immédiat, nous réclamons:

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la suppression des pénalités en cas d'absence pour maladies (118€);

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le paiement des frais de photocopies, prévus dans le contrat cadre de la Commission mais non versés par ses contractants;

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la mise à disposition aux enseignants des ordinateurs et du matériel pédagogique existant;

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l'alignement à la hausse des rémunérations: les enseignants de langues doivent toucher le même montant défini par celui de la langue la mieux rémunérée, c'est-à-dire 32€ de l'heure;

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l'octroi par session de cours de l'équivalent monétaire de 10% du montant global pour financer les heures de préparation;

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comme c'est le cas pour les profs d'espagnols, il est demandé d'octroyer 10 minutes de temps de cours au titre du temps de préparation administrative, ce qui revient à payer 1h50 deux heures etc.

A moyen terme, il serait important d'intégrer des clauses sociales dans les contrats cadres, interdisant une telle exploitation des salariés.

A plus long terme, la question se pose de l'intégration des enseignants de langue dans l'office Ecole d'administration de la Commission, en tant qu'agents contractuels.

Le collectif de soutien aux enseignants de langue des institutions communautaires

Analyse du sondage effectué auprès des professeurs.

Base statistique de 30 répondants, ce qui est très largement suffisant. Et les résultats sont très clairs.

Voir l'analyse.

 

Date modified : 9 December 2012